| Le choc des extrêmes, reste malgré tout un classique [15/12/2005] | Après le Mouloudia d’Alger et l’Entente, voici venu le tour du Mouloudia d’Oran de croiser le chemin des Canaris dans un autre de ces classiques qui a presque de tout temps valu le déplacement. Une rencontre qui, cette fois, comme on dit dans le jargon propre aux ‘’footeux’’, prend les allures du parfait match des extrêmes. Certes, une rencontre entre une équipe respirant la grande santé et une autre broyant du noir comme jamais elle n’en a été contrainte, mais un match qui n’en suscite pas moins des appréhensions chez les plus avertis des supporters de la JSK. Un autre classique du championnat d’Algérie, donc, mettant aux prises les deux seules équipes à n’avoir jamais eu à endurer le goût amer de la rétrogradation depuis leur accession en Division Une, il y a près de quarante années de cela. C’est vrai, les Oranais sont en train de filer un très mauvais coton, mais franchement, malgré la situation qu’ils traversent, qui pourrait, ne serait-ce qu’un moment, penser que le Mouloudia d’Oran descendra en division inférieure ? En tous les cas, ceux qui pensent ainsi, on ne les retrouvera pas dans l’entourage immédiat de la JSK. En effet, ceux-ci savent que le MCO, tel un animal blessé, ne se laissera pas mourir aussi facilement, surtout pas dans des matches du genre de ce jeudi. Et puis, du côté de la JSK, avec Jean- Yves Chay, il n’est plus dans les habitudes de la maison kabyle de mésestimer les adversaires, aussi mal portants soient-ils. Il fallait, en effet, les voir trimer depuis le début de la semaine, avec parfois des séances biquotidiennes. Certes, ce n’est pas pour ce match-là principalement que les camarades de Rahim Meftah se donnent à fond, mais il fallait les entendre parler de ce rendez-vous face aux Oranais. Il est hors de question, assure-t-on, qu’ils tombent aussi facilement dans le piège du classement actuel du porte-drapeau du football de l’ouest du pays. Certains parmi ces supporters les plus avertis se rappellent, par exemple, de la manière avec laquelle les coéquipiers de Smahi, l’excellent gardien de but, se sont battus lors du match perdu par les Hamraoua face au CR Belouizdad, il y a quelques semaines, au moment où la crise était à son apogée au sein de l’exécutif du club. Et puis, pour étayer ce jugement, maintenant que les choses commencent à se tasser à l’intérieur de la maison oranaise, il serait extrêmement surprenant que sur le plan technique la situation ne suive pas. Et qui dit que ce n’est pas ce match justement que les hommes de Nacer Drid attendent pour entamer ‘’pour de vrai’’ leur saison ? Des données que, sans nul doute, les Kabyles ont prises en compte, eux qui entendent se comporter en professionnels jusqu’au bout, c'est-à-dire en ne négligeant aucune équipe surtout par ces moments où un ‘’petit nuage’’ est venu assombrir un peu le ciel kabyle avec le coup de gueule de Slimane Raho qui, cette fois, n’a pu taire son mécontentement de ne pas voir Jean- Yves Chay lui faire appel aussi souvent qu’il le désire. Une parenthèse apparemment vite fermée puisqu’une réunion, tenue mardi, a permis d’aplanir les différends, si tant est que des différends existent, et surtout offert une nouvelle fois l’opportunité au coach de se faire comprendre, après avoir expliqué aux intéressés que l’équipe qu’il choisit d’aligner «varie selon et l’adversaire, et le fait que la JSK évolue sur le terrain du 1er-Novembre ou à l’extérieur». Une option que les joueurs ont semble-t-il, maintenant, bien comprise. Et quoi de mieux pour tout effacer que de récolter les trois points en jeu cet après-midi dans la perspective du titre honorifique de champion d’automne. Un titre auquel les Canaris tiennent, puisque pratiquement à chaque fois qu’ils ont bouclé la phase aller en tête du classement, ils ont remporté le titre. | Azzedine MAKTOUR (Le Soir d_Algerie)
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